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Description


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Reflet place la question de la liberté d’expression au centre de son dispositif. Dans cette œuvre, on accède à un espace où chacun peut librement écrire une phrase ou s’enregistrer vocalement. Chaque phrase écrite s’insère immédiatement dans un tableau en trois dimensions où elle apparaît au premier plan, puis, au fil des heures, des jours, des mois, elle glisse vers l’arrière plan, jusqu’à disparaître complètement. De manière analogue, les contributions sonores constituent un paysage audio dont le volume s’affaiblit au fur et à mesure du temps.

Tout le monde peut disposer d’un Reflet personnel et inviter ses visiteurs à s’y exprimer : nous appelons ces Reflets des Reflets locaux.

Imaginons par exemple qu’une ville ( mais ce pourrait être un individu, une association, un collectif) appelée "Otra" souhaite avoir un Reflet local. Ses administrateurs se rendent sur le site internet de Reflet, demandent un compte et choisissent l’adresse à laquelle ils désirent que leur Reflet soit accessible ; dans ce cas probablement http://otra.reflets.org.

Ils en deviennent alors les gestionnaires et peuvent le personnaliser par le biais d’une interface proposant différentes options, notamment :

  • les langues et les alphabets de l’interface ;
  • le type de contributions acceptées (sonores, écrites) ;
  • la longueur ou la durée maximale des contributions (nombres de caractère et durée en seconde) ;
  • l’activation de la contribution par sms ;
  • la possibilité de transférer les contributions écrites vers un compte Twitter ;
  • la transparence ou opacité dans la gestion de la modération et de la censure, la co-gestion, la géolocalisation, etc... ;

Après avoir défini le fonctionnement de leur Reflet local, il leur faudra créer le contexte de participation. On peut imaginer que cette ville décide de permettre au public de s’exprimer librement depuis chez eux (par internet) et de proposer un soir par semaine la projection du Reflet local sur un monument. Pour que le public puisse contribuer depuis le lieu de la projection, des bornes interactives seront installés et la contribution par téléphone portable activée.

Des partenaires (associations, bibliothèques, écoles, services-publics) peuvent également proposer à leurs publics de participer au Reflet local. Pour cela, ils peuvent accueillir une borne de contribution ou encore en permettre l’accès par internet sur un ordinateur public. Cependant, beaucoup d’autres choses peuvent être imaginées ; le propos de cette œuvre peut devenir un prétexte à créer des activités dans le prolongement de celles qu’elles mènent déjà : alphabétisation, éducation aux médias ou à la démocratie, atelier d’écritures ou de lectures, culture numérique, art médiatique, etc...

Pour impliquer les citoyens encore davantage que par l’apport de leur expression, les gestionnaires du Reflet local de la ville d’Otra choisiraient de rendre la gestion collective. Dans ce cas, chacun peut devenir partie prenante sur l’organisation du Reflet de la ville. Les habitants peuvent suggérer et voter des contributions à modérer ou des termes à censurer, des modifications dans les options de configuration ou encore proposer un thème sur lequel s’exprimer durant un temps donné (poésie, actualité, etc).